Conduire en Martinique, ou s’adapter ou mourir !


Cela ne fait que trois jours que je suis arrivée et pourtant la voiture est déjà une épreuve pour moi !
J’ai une pensée émue pour ceux qui sont dans les embouteillages tous les matins pour aller travailler ou venir à l’école. Parce que cela va être mon lot quotidien et franchement je m’en serais bien passé.

Conduire en Martinique demande technique et pratique. Du moins dans la région ou je suis. Je remercie le ciel d’avoir appris à faire des démarrages en côte à Corenc le haut sous la neige parce que grâce à ça, je sais en faire partout dans n’importe quelles conditions et à la pédale s’il vous plait. Je remercie aussi mon père et ma marraine de s’être acharnés à m’apprendre à conduire sur les routes de montagnes, montant à Chamrousse pour en redescendre aussi sec ou traversant les balcons de Belledonne (Papa si tu lis ce lignes, la Subaru est quand même vachement plus puissante que ma Clio en montée =D).
Bref, je crois que si je n’avais pas appris à conduire à Grenoble, je n’aurais jamais su conduire en Martinique.

Quand j’étais petite, et qu’on partait en famille sur des sentiers un peu sauvages, mon père avait l’habitude de dire qu’on était dans Daktari. Pour ceux qui ne peuvent pas saisir la référence, c’était une série des années 60 qui parlait du quotidien d’une équipe vétérinaire en Afrique. Et lors de leurs déplacements, la route était vraiment, mais alors vraiment, mauvaise.
Quand je vais à l’hôpital, le matin, je ne peux m’empêcher de penser à mon père et à ce Daktari. Parce que les sensations sont les mêmes : routes granuleuses dont on sent chaque bosses et imperfections, descentes immenses et montées limite en seconde voire première, nid de poules et ralentisseurs qui sortent d’on ne sait pas où (d’ailleurs ici ça s’appelle des gendarmes allongés.), j’en passe et des meilleurs. Tout ça en changeant de vitesse toutes les 20 secondes et en ne dépassant pas les 50km/h.

Quand la route s’améliore, ce n’est pas vraiment mieux parce que les gens roulent comme des fous. Il faut s’adapter ou se faire rentrer dedans. Malgré cela, je ne sais pas si j’atteindrais un jour les 90km/h sur cette île, c’est déjà, hô joie bonheur, quand j’arrive à passer la 5ème.

Alors voila, je suis bien contente d’avoir loué une voiture (je recommande d’ailleurs mon agence de location ZP Location) parce que sans j’aurais été bien embêtée pour me déplacer mais bon, les routes martiniquaises ne sont pas vraiment les plus sûres au monde.

A bientôt !

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