Stage en Suite de Couche, Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant


 

Comme promis, je vous écris un article pour vous résumer ma première semaine de stage.

Je suis en suite de couche, Obstétrique 1, de la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant du CHU de Martinique à Fort de France.
Ce service prend le relais après l’accouchement et la salle de travail si cela se passe par voie basse ou le bloc opératoire si la naissance se fait par césarienne.
Les mamans sont accueillies avec leur bébé pendant trois jours au moins si l’accouchement est naturel ou cinq si il y a césarienne.

Il y a beaucoup de monde dans ce service, plusieurs sages-femmes, des auxiliaires de puéricultures (AP), une puéricultrice et beaucoup d’allers et venues : brancardiers, administratifs, représentants, et bien sur les visites à partir du début d’après-midi. Sans compter, les étudiants.
C’est plein de vie et ça change des services où le pire peut arriver à chaque instant. On sent la vie qui se développe à travers les pleurs des enfants, les rires des familles, l’amour entre une maman et son enfant. Et on s’arrange pour que tout aille pour le mieux.

Cette première semaine j’ai travaillé avec les AP qui s’occupent majoritairement de l’accompagnement à la parentalité. Elles sont chargées d’expliquer les soins des bébés (change, bain, cordon), l’allaitement, les besoins, le rythme du bébé aux jeunes ou moins jeunes parents. Il s’agit de les accompagner et de leur apprendre à connaitre et satisfaire les besoins du nouveaux-nés. Parfois, ils sont prêts très vite, parfois ça prend plus de temps. L’important est de s’adapter aux parents et aux enfants.
Elles s’occupent aussi des repas (servir et desservir) et de la réfection de la chambre après une sortie.

Du coup, les matins de lundi, mardi et mercredi, j’ai moi aussi appris à faire le bain, à avoir les bons gestes pour tenir bébé, pour le laver, le sécher. J’ai appris à faire le soin du cordon, soin qui effraie beaucoup les mamans et pour lequel il faut savoir les rassurer et bien expliquer.

Le lundi, j’ai surtout observé, appris et effectué la traçabilité des soins avec la température et le poids de bébé qui sont pris chaque matin. En plus d’un rapide recueil de données sur l’évolution de la maman.
Le mardi, j’ai pu m’essayer au bain. J’ai lavé un petit de 1 jour et croyez moi la peur de le faire tomber est extrême. Le savon glisse, le petit bouge, c’est impressionnant même pour moi qui suis plus qu’habituée aux bébés…mais pas si petit. Mais ces p’tits bouts sont tellement adorables que c’est un bonheur de s’occuper d’eux.
Le mercredi, j’ai montré et tout expliqué à une maman. C’était bizarre d’expliquer des gestes si naturels finalement surtout à une femme déjà mère alors que moi je n’ai ni théorie ni grande expérience et encore moins d’enfants. Mais visiblement, ça ne m’a empêché d’être claire et la maman m’a chaudement remercié de lui avoir rappelé les bases. L’AP qui m’encadrait m’a félicitée. J’étais très fière de moi !

Le jeudi, j’étais d’après-midi. Dans le service, mis à part les sorties et les entrées des mamans qui concernent plus les sages-femmes, il n’y pas beaucoup d’activité. Donc j’ai travaillé avec un peu tout le monde.
J’ai suivi une sage-femme dans l’accueil d’une maman et j’ai donc assisté à l’examen clinique complet de retour de salle de travail ainsi qu’au rapide examen du nouveau-né.
J’ai vu et appris beaucoup de choses en une seule après-midi.
J’ai aussi été ravie de retrouver un peu de rôle infirmier  qui commençait à me manquer en déperfusant une maman puis en préparant et posant un antibiotique.

Et cet après-midi, de la même façon, j’ai travaillé avec un peu tout le monde. J’ai appris à mettre un bébé sous photothérapie (acte sur prescription qui consiste à mettre l’enfant sous une lampe à rayons bleus pour faire baisser son taux de bilirubine afin d’éviter des atteintes au cerveau) pour combattre la jaunisse. Si vous voulez plus d’infos, Google est votre ami.
J’ai aussi fait une prise de sang que j’ai réussie avec brio. Je n’en avais pas fait depuis plus d’un an et j’étais fière d’avoir réussie et de m’être souvenue de tout.

Bref, cette première semaine fut chargée. J’ai énormément appris mais je sais que n’ayant pas les apports théoriques suffisants, il me faudra encore travaillé à côté de mon stage pour me mettre au niveau. Je déteste ne pas savoir de quoi on me parle quand je suis censée avoir les bases, je me sens vraiment idiote.

L’équipe est géniale, très accueillante, parfois quelques accros culturels mais je tache de m’adapter. Je commence à prendre l’accent à force de les entendre parler et je dois avouer que le créole, j’ai du mal. Il me faut saisir le mot principal de la phrase et tenter de me faire le reste toute seule. Mais certains mots me viennent naturellement. A mon retour, je vais appeler tout le monde « Doudou ».

Le rythme est assez lent, on s’adapte aux patientes certes mais après un stage en chirurgie ou il m’arrivait de ne pas m’asseoir de 7h à 13h, là je trouve que je suis beaucoup assise. Mais ça n’empêche pas de courir quand même.

Voila, j’espère que ça vous a plu. La semaine prochaine, je travaille avec la puéricultrice, je pense apprendre à piquer un bébé, ce qui me fait un peu peur. Je vous en dirais des nouvelles.

A bientôt !

Catégories :Etre Infirmière

6 commentaires

  1. Wahou ; article très complet 😛
    Quelles sont les différences culturelles qui vous opposent parfois?
    L’hôpital à autant de moyen qu’en France?
    Tu vas voir des accouchements?
    Vivement la suite de tes aventures!

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    • Les grosses différences sont dans la manière de se parler en fait. Tu vas tutoyer super facilement les patientes alors pour moi, c’est franchement compliqué. A cote de ça, tu tutoies tes collègues mais certaines tu vas les appeler Madame Truc. Donc il faut que j’arrive à soavoir comment m’adresser aux gens.

      Non l’hôpital manque vraiment de moyens. Les locaux sont assez anciens et il n’est pas rare qu’une chambre soit inoccupée des longs jours pour des problèmes techniques. Niveau matos, on court un peu partout mais au moins il y a UN dinamap. Et je crois que je vais m’acheter mon propre flacon de GHA aussi. =S

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  2. Super ton article ! Ça donne envie de découvrir ce service ! Hâte de lire la suite !
    Ah oui le créole c’est un peu dur au début il mange un peu de mot en plus !😝

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  3. Salut Océane,
    je pars prochainement en Martinique effectuer moi aussi un stage IDE en services de suites de couche. Pour ça j’aurais aimé quelques infos, tels que là où tu as logé, quels soins tu as pratiqué, ce que tu as pensé de l’équipe etc…? Malheureusement je n’ai pas trouvé ton adresse mail sur ton site :S
    Serait il possible de te joindre par un autre biais (fb?)?
    Merci d’avance

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