Voyage de noces à la Réunion, l’île intense – Partie 1


Hello,
On se retrouve après plusieurs semaines d’absence sur le blog. En effet, Alex et moi sommes partis en voyage de noces un peu plus de deux semaines sur l’île de la Réunion et je reviens ici pour vous parler un peu de ce fabuleux voyage. 🙂

J’en conviens, nous sommes partis dans un contexte sanitaire tendu et compliqué et je n’ai pas du tout envie de revenir là dessus.
Si vous avez des questions liées directement à la situation sur l’île et aux conditions d’entrée, je vous invite à vous renseigner sur le site de l’Agence Régionale de Santé de la Réunion qui est très bien fait.

Cela étant dit, nous pouvons passer à ma partie préférée : vous parler du voyage en lui-même.
Il a été juste parfait ! Cette île est incroyable de part sa variété de paysage, de climat, de cultures mais aussi de part la gentillesse de ses habitants. Nous avons eu un véritable coup de cœur !

L’île de la Réunion est un département français, situé dans l’Océan Indien, d’une superficie de 2 512km². L’île compte près de 900 000 habitants et s’est construite autour de 3 cirques montagneux impressionnants et de son volcan. A l’ouest se trouve le lagon de la Réunion et ses plages. L’ île compte environ 200 microclimats, ce qui lui permet d’offrir une diversité de paysages à couper le souffle.

Pour ce voyage, nous avions décidés de commencer par faire le tour de l’île en commençant par l’est, les cirques, le Sud et en remontant par l’ouest.
Il faut savoir que nous avions un itinéraire plus ou moins préétabli en tête et que nous n’avions réservé que la première nuit (covid oblige).
Nous avons ensuite réservé au fur et à mesure du voyage via Booking selon nos envies.

Jour 1 : Nous avons atterri à l’aéroport de St Denis au petit matin. Après avoir récupéré notre voiture, nous avons rejoint notre hôtel en plein centre-ville pour nous reposer un peu.
Après un bonne douche, nous sommes partis à la découverte de St Denis.
La première chose qui nous a frappé, c’est la chaleur intense et humide qu’il faisait. Nous avons mis du temps à nous y habituer.
St Denis est une grande ville, c’est la capitale de l’île. Elle ne présente pas un charme fou mis à part la rue de Paris où vous pourrez admirer de belles maisons coloniales restaurées. Le jardin d’Etat vaut aussi le coup d’œil, mais c’est surtout l’occasion d’une petite pause à la fraiche.

Jour 2 : Le lendemain, après un petit déjeuner à l’hôtel, nous avons pris tardivement la direction du site de Takamaka à l’est de l’île. Nous l’apprendrons à nos dépends, la Réunion appartient à ceux qui se lèvent tôt. A notre arrivée sur le site, les nuages s’étaient déjà levés et au lieu de voir une superbe chute d’eau dans un écrin verdoyant, nous n’avons vu que de la brume. Nous avons attendu un peu puis nous sommes résolus à redescendre. La route était très belle et au détour d’un virage, une grande cascade s’est offerte à nous. L’occasion de faire de belles photos !

En retournant sur la côte, nous avons déjeuné dans un restaurant au cœur de la zone industrielle de Saint André. Il s’agit de « L’apéro« .
Nous ne nous attendions pas à grand chose mais ce fut un vrai délice. Rarement des cocktails sans alcool nous ont autant plu et le tartare thon-mangue était à tomber par terre. Donc si vous passez dans le coin ou si vous êtes de là-bas, je vous le recommande vivement.
Après notre déjeuner, nous avons repris la voiture direction le Cirque de Salazie et plus précisément Hell-Bourg.
La route suit une rivière et se fraie un chemin à travers des falaises verdoyantes et vertigineuses striées de cascades blanches. Les hauts remparts de végétation sont impressionnants et vous projettent dans de grands films d’aventure.

La route sinueuse nous donnait parfois l’impression que la voiture va se renverser sur le capot tant la pente est importante mais au final, virages après virages, nous sommes arrivés au petit village d’Hell-Bourg au cœur du cirque. C’est une ancienne station thermale de renom dont on saisit tout de suite l’ancienne gloire. Le centre du village est adorable. Par moments, j’ai eu l’impression d’être de retour à la Nouvelle-Orléans avec cette architecture créole si typique. L’occasion de faire un peu de shopping mais au final, nous ne nous sommes pas trop attardés.

La pluie faisant son apparition, nous sommes partis en direction de notre maison d’hôtes à Grand Ilet, le dernier grand village au fond du cirque. La route est toujours aussi belle, aussi sinueuse et aussi vertigineuse par endroits.
Nous nous sommes d’ailleurs fait la remarque que malgré cela, l’état du bitume était impeccable et que l’entretien des routes réunionnaises était un exploit.
Arrivés à Grand Ilet, nous avons logés dans les chambres d’hôtes du Cimendef où nous avons été très bien reçu, dans une maison de style créole confortable, où la vue est superbe lorsqu’elle n’est pas obstruée par les nuages.
Le soir, nous avons diné chez Tania et nous sommes régalés d’un rougail saucisse dont je me souviendrai longtemps.
Enfin, il fut temps d’aller nous coucher.
Une grosse journée nous attendait le lendemain.

Jour 3 : Réveil à 6h30 pour partir à l’assaut du Cirque de Mafate.
Après un bon petit déjeuner, nous voilà parti vers le parking du Col des Bœufs où nous avons laissé la voiture sous bonne garde moyennant quelques euros.

Le cirque de Salazie s’étale devant nous.

Le Cirque de Mafate présente la particularité de n’être accessible qu’à pied ou par hélicoptère. Pas de routes, pas de rails, seulement des sentiers de randonnées. Ce qui en fait un cirque protégé et surtout préservé.
Notre randonnée commence au col des Bœufs et doit nous mener à La Nouvelle, un ilet (comprenez village) au cœur du cirque.
La randonnée devait se faire en 5h aller-retour donc nous avons un peu corsé la chose en faisant une boucle. Au final, nous avons marché environ 7h et fait quelques 800m de dénivelé positif.
Le paysage de Mafate est aussi incroyable que le reste de l’île. Bien des fois, nous avons eu l’impression de nous trouver dans Jurassic Park, notamment dans la plaine des Tamarins.

A Mafate, quand ça monte, ça monte sec. Quand ça descend aussi d’ailleurs. J’ai carrément eu l’impression que nous étions perdu à un moment mais malgré ça, nous avons vraiment savouré ce moment. Arrivés à la Nouvelle, nous étions bien content de pouvoir nous restaurer et nous rafraichir.
La remontée vers le Col des Bœufs fut un peu plus éprouvante, notamment lorsque l’orage s’est manifesté, nous trempant jusqu’aux os.
Il est d’ailleurs conseillé de passer une nuit dans le cirque et d’attaquer la remontée le lendemain. Mais bon, au final, l’aller-retour peut se faire en une journée avec un peu d’entrainement.
Le soir, nous avons eu la chance de diner avec les autres hôtes de la maison. Ce fut l’occasion de déguster un délicieux repas réunionnais en très bonne compagnie.

Jour 4 : Après une bonne nuit réparatrice, il fut temps pour nous de quitter Salazie pour rejoindre la côte. Non sans faire un stop sur la route pour admirer la cascade du Voile de la Mariée et faire voler Droni.

La route est aussi belle au retour qu’à l’aller, et c’est presque le cœur serré que nous quittons la végétation luxuriante pour partir à la découverte des coulées de lave du Sud.
En reprenant la route vers le volcan, nous nous arrêtons à Sainte Anne pour voir son atypique cathédrale et profiter de la fraicheur d’un parc. La chaleur est écrasante partout ailleurs.
A Piton Sainte Rose, nous faisons un stop pour voir de nos propres yeux, cette chapelle miraculée où la lave est entrée par la porte en 1977 et s’est figée autour de l’église.

Accablés par la chaleur, nous prenons la direction de l’anse des Cascades, un peu plus bas et découvrons un superbe endroit.
Une sorte de grand parc avec une palmeraie, un ruisseau frais alimenté par de belles cascades et une plage de galets où les vagues de l’Océan Indien déferlent avec puissance. Un endroit vraiment charmant, idéal pour un pique-nique en famille. Eviter toutefois de venir le dimanche car l’endroit est bondé et pour rappel, il est interdit de se baigner dans l’océan hors des zones protégées.

Après une pause bien méritée, quelques photos dans la cascade et un vol pour Droni, nous repartons pour rejoindre les coulées de laves tout au sud de l’île, qui se sont déversées sur les pentes du volcan. Des coulées impressionnantes au milieu desquelles une route a été taillée. Si vous passez par là, ça vaut vraiment le coup. Et vous pourrez même faire de la spéléo dans les tunnels de lave si cela vous tente (accompagnés d’un guide, bien sur).

Nous avons fini la journée en poursuivant notre route en remontant à l’ouest puis en rejoignant Bourg-Murat au cœur de l’île où nous avions loué une chambre d’hôtel pour une nuit. Nous avons diné au restaurant Le Panoramic à côté de l’hôtel d’un délicieux carri local et nous nous sommes couchés tôt car une nouvelle grosse journée nous attendait le lendemain.

Jour 5 : Il est 5h30 lorsque le réveil sonne ce jour là. Nous bouclons nos valises, avalons une barre de céréales et à 06h20, nous voila dans la voiture, direction le Piton de la Fournaise.
Le soleil se lève doucement et nous offre progressivement un splendide paysage à mesure que la route du Volcan se déroule nous nos pieds. D’abord, les pâturages verts et le sentiment d’être sur le plateau du Vercors, chez nous. Au loin, les sommets des cirques de l’île qui rougeoient au soleil levant. Puis, les forêts profondes d’épineux. Et soudain, au détour d’un virage, la Plaine des Sables et son paysage lunaire impressionnant. Petit à petit, le soleil réchauffe ce paysage désertique et la route goudronnée laisse place à une piste de terre rouge, pleine de nids de poule. On avance doucement, admiratifs de ce paysage au petit matin.
La randonnée commence depuis le Pas de Bellecombe où l’on trouve un parking et même un refuge pour ceux qui souhaitent commencer la ballade encore plus tôt.
En théorie, pour arriver au cratère Dolomieu en haut du Piton, il faut environ 2h30. Il m’en faudra un peu plus en vérité.
Tout d’abord, on descend depuis le pas de Bellecombe jusqu’à l’enclos Fouqué, un plateau en forme de fer à cheval où un premier petit piton le Formica Leo, nous attend. Ensuite, on traverse le plateau en marchant sur les coulées de laves fossilisées depuis des siècles mais entourés par des coulées bien plus récentes, instables et sombres. Le sol n’est pas facile, pas très plat mais c’est encore faisable.


Nous avons commencé la rando à 7h, il doit être 8h et il fait déjà chaud mais c’est supportable.
Enfin, nous atteignons le bas du piton principal, il est temps de commencer à grimper. Mon sac est lourd, j’ai déjà bien chaud. On ne monte pas en ligne droite, ce serait trop raide. On monte en contournant le piton. La montée n’est pas si rude mais elle est quand même fatiguante.
Au fur et à mesure de la montée, les nuages se lèvent. Le compte à rebours inlassable de la Réunion. Mais le paysage n’en reste pas moins sublime.
Nous atteignons quand même le cratère avant qu’il ne soit recouvert de nuages. Un spectacle saisissant, une création de la nature difficile d’accès mais qui vaut les efforts fournis.

J’ose même un petit vol de Droni malgré les bourrasques de vent, pour garder l’image de ce cratère de 1000m de diamètre et de 300m de profondeur.
La redescente se fait par le même chemin. Elle fut pour moi interminable, le sol de pierres de laves se dérobant sous mes pieds et mes chevilles fatiguées. Cette randonné aura mis mon corps et mon mental à l’épreuve, mais je suis bien contente de l’avoir fait !
Pour ceux qui me connaissent, sachez que oui, j’ai beaucoup râlé 😉

Le Cratère Dolomieu

Infos pratiques :
– Partez le plus tôt possible pour profiter de la fraicheur du matin et des paysages avant le lever des nuages
– Equipez vous de bonnes chaussures, c’est très important ! Mais aussi d’un chapeau et de crème solaire. Le volcan est traitre et il y a de la réverbération sur la roche. Malgré la crème 50+, nous avons tout les deux pris de très gros coups de soleil.
L’idéal est de porter des vêtements longs en haut et en bas. Prévoyez aussi le coupe-vent car lorsque le vent et la pluie s’en mêlent, la balade peut vite devenir désagréable.
– Prenez de l’eau en quantité et des barres de céréales.
– Ne quittez pas le sentier, notamment lorsque la brume est levée. Il est indiqué par des traces blanches au sol qui luisent dans la brume.
– Ramassez tous vos déchets ! Un conseil basique mais les détritus s’accumulent sur le chemin, gâchant un peu le paysage.
– Les panneaux indiquent 5h de randonnée aller-retour pour le Cratère Dolomieu. Nous l’avons fait en 7h et nous avons un peu d’entrainement. Prévoyez large.

Comme je le pressentais, cet article est déjà beaucoup trop long et je ne voudrais pas que vous vous lassiez 🙂 Donc, je vais m’arrêter là et promis, je vous raconte la suite la semaine prochaine, même endroit même heure !

J’espère que cette première partie vous a plu et vous a donné envie de découvrir cette île merveilleuse 😉

A bientôt !

PS : Vous commencez à avoir l’habitude, mais les plus belles photos sont encore et toujours celles d’Alex !

Catégories :DOM/TOM Français, Mariage, VoyagesTags:, , , , , , , , , , ,

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